jeudi 25 avril 2013

Robes de tigre


Le tigre présente une fourrure de couleur jaune clair à orange foncé rayée de noir. Le pelage est blanc crème sur la face interne des membres, la poitrine, la gorge ainsi que sur lesjoues, la mâchoire inférieure et le dessus des yeux. Les rayures de couleur noire sont plus ou moins abondantes selon les sous-espèces, parfois doubles sur les flancs. Elles sont différentes d'un individu à l'autre et même d'un flanc à l'autre et forment une véritable « carte d'identité » ou « code barre » pour le tigre9. Les tigres vivant dans les forêts sont en général plus sombres et ont un nombre de rayures plus important. En hiver, le poil s'éclaircit et devient plus dense pour le Tigre de Sibérie et le Tigre de la Caspienne10,5. La queue est d'abord rayée puis devient annelée à son extrémité.
Le tigre blanc, parfois présenté dans les zoos voire les cirques, n'est pas une sous-espèce ni une race géographique du tigre. Quelques spécimens sauvages furent observés en Inde, mais c'est un individu capturé en 1951, Mohan, qui est devenu l'ancêtre de la plupart des tigres blancs captifs4. La plupart des tigres blancs ont des rayures noires à brun clair sur un pelage blanc cassé ; les yeux sont bleus. On considère qu'il s'agit d'une mutation autosomale récessive nommée chinchilla, rencontrée chez d'autres mammifères, notamment le chat domestique et le lapin11. Il n'existe pas de cas d'albinisme reconnus. De nombreux cas de tigres entièrement blancs, sans aucune rayure, ont été reportés, mais il s'agissait de tigres dont la coloration était très pâle, et non pas inexistante12.
Le tigre doré, ou golden tiger, a un pelage blanc avec des traces rousses formant des sortes de rayures13.
Des tigres noirs ont été signalés de temps en temps, mais la seule preuve de leur existence est une peau confisquée par la police en octobre 1992. La robe présente un élargissement anormal des rayures qui se rejoignent totalement sur le dos et la tête, provoquant l'illusion d'un tigre noir. Cette robe particulière pourrait être due à l'expression d'un gène Agouti et ne constitue pas un cas demélanisme10.

le tigre


Le tigre (Panthera tigris) est un mammifère carnivore de la famille des félidés(Felidae) du genre Panthera. Aisément reconnaissable à sa fourrure rousse rayée de noir, il est le plus grand félin sauvage et l'un des plus grands carnivores du monde. L'espèce est divisée en neuf sous-espèces présentant des différences mineures de taille ou de comportement. Superprédateur, il chasse principalement les cerfs et lessangliers, bien qu'il puisse s'attaquer à des proies de taille plus importante comme lesbuffles. Jusqu'au xixe siècle, le tigre était réputé mangeur d'hommes. La structure sociale des tigres en fait un animal solitaire ; le mâle possède un territoire qui englobe les domaines de plusieurs femelles et ne participe pas à l'éducation des petits.
Très polyvalent en termes d'habitat, le tigre se rencontre dans toute l'Asie, bien que son aire de répartition se soit fortement réduite. L'espèce est considérée comme en danger par l'Union internationale pour la conservation de la nature et est protégée sur l'ensemble des pays où elle vit. Chassées jusqu'au milieu du xxe siècle, les populations de tigres ont fortement décru, passant d'un effectif estimé à 100 000 individus en 1900 à environ 3 500 tigres2,3, la majorité vivant en Inde. La réduction de son habitat et le braconnage alimentant la médecine traditionnelle chinoise sont les principales menaces pesant sur l'espèce.
« Roi des animaux » et signe zodiacal chinois, le tigre est également très présent dans la mythologie hindoue, servant de monture à Durga. Figure emblématique représentant la force et la férocité, ce félin est dépeint dans de nombreux tableaux de chasse, et a figuré dans de nombreuses œuvres musicales et littéraires : Shere Khandu Livre de la jungle de Rudyard Kipling ou encore Hobbes dans la bande dessinéeCalvin et Hobbes.

Crinière


Les mâles possèdent une longue crinière, le plus souvent brun foncé, mais également dans certains cas, noire, brun clair ou fauve. Les lions du parc national du Tsavo, sont quant à eux dépourvus de crinières. La crinière apparaît vers l'âge de trois ans et s'étend des joues jusqu'au-dessus des épaules, quelquefois aussi sur le ventre et sur la poitrine. La forme et la couleur des mâles peuvent varier non seulement entre les individus, mais également chez un même individu au cours de sa vie en fonction de sa constitution physique.
Une crinière longue et foncée est un indicateur d'une bonne constitution et d'une grande force de combat, car le statut hormonal et la nutrition ont des conséquences sur l'épaisseur ainsi que sur la longueur de la crinière4. Des examens expérimentaux avec des crinières empaillées ont montré que les femelles réagissent positivement aux modèles avec une crinière longue et sombre, et que les mâles évitent les modèles aux crinières prononcées. L'explication en est qu'une crinière foncée et épaisse constitue un handicap, car elle capte et conserve la chaleur. Les mâles ainsi handicapés, mais néanmoins « survivants », se révèlent donc être les porteurs de meilleurs gènes. Cela est avéré par le fait qu'un animal affaibli d'une manière ou d'une autre présente une crinière plus claire et moins importante (des changements d'aspect de la crinière ont été observés chez un même individu au cours du temps)5.
En pratique, la crinière pourrait être une protection contre les coups de griffes lors de combats contre des mâles rivaux.
Image thermographique d'un lion
Par ailleurs, les dernières recherches ont également prouvé que la température a aussi un effet important sur la longueur de la crinière, et les mâles de régions plus froides, même indépendamment de leur sous-espèce, forment une crinière plus importante que ceux vivant dans des régions très chaudes. Ainsi, les individus mâles des zoos de régions au climat plus continental forment le plus souvent une crinière bien plus importante que celle de leurs congénères restés dans des pays plus chauds5,6.
Chez les lions d'Asie, ainsi que certains spécimens d'Afrique de l'Ouest (au parc de la Pendjari au Bénin, par exemple), la crinière est clairement moins prononcée que chez leurs cousins d'Afrique, les poils ont la particularité d'être également plut fin 

Biométrie

Le lion est le deuxième plus grand félidé, après le tigre, et ainsi le plus grand carnivored'Afrique. Un mâle mesure de 136 à 198 centimètres de long du bout du museau à la base de la queue et possède une queue d’en moyenne 90 centimètres1. Les mâles atteignent une masse comprise entre 140 et 215 kilogrammes à l'âge adulte1. La lionne adulte mesure de 150 à 210 centimètres sans la queue et possède une queue mesurant environ 85 centimètres. Elles pèsent entre 110 et 170 kilogrammes1 et ont une corpulence en moyenne 20 à 50 % moins importante que celle d'un mâle2. En moyenne, les lions ont une taille à l'épaule plus importante que celle des tigres, mais sont moins longs. Les plus grands lions vivent au sud de l’Afrique, les plus petits en Asie. Le record du monde est détenu par un lion du Transvaal de 313 kg3

Tempérament


Les chevaux étant des mammifères, ils ont toujours le sang chaud biologiquement parlant. Les termes de « cheval à sang chaud »« cheval à sang froid »« proche du sang » et demi-sang (ou son équivalent en anglais « warmblood ») sont utilisés pour décrire le tempéramentde l'animal, non la température de son corps.
Le races dites « à sang chaud » sont surtout d'origine orientale et incluent l'Akhal-Teke, leBarbe, l'Arabe, le Turkoman (maintenant éteint) et les Pur Sang développés à partir de ces derniers. Ils sont élevés pour leur agilité et leur vitesse, vifs, ils apprennent rapidement82. Physiquement raffinés, leur peau est mince, leur silhouette longiligne, et leurs jambes longues83. Ces races ont été importées en Europe depuis le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord lorsque les éleveurs souhaitèrent insuffler des qualités de vitesse et de vivacité aux montures de la cavalerie légère82.
La plupart des chevaux de trait, puissants et musclés, sont « à sang froid ». Ils sont élevés à l'origine pour leur force, leur calme et leur patience, des qualités nécessaires pour tirer une charrue ou un lourd charriot rempli de passagers. Ils sont parfois surnommés les « doux géants »84. Les races les plus connues incluent le trait belge et le Clydesdale. Certains, comme le Percheron, sont un peu plus légers et vifs. D'autres, comme le lent et puissant Shire, sont créés pour labourer les champs aux sols lourds à base d'argile84. Les chevaux à sang froid regroupent aussi quelques races de poneys comme le Fjord20.

Les demi-sang (ou Warmblood) comme le Selle français, le Hunter irlandais, le Trakehner ou le Hanovrien, sont à l'origine des montures produites pour l'armée et issues du croisement de cheptels locaux à sang froid avec des chevaux à sang chaud, comme l'Arabe ou le Pur Sang, afin d'obtenir un cheval ayant davantage de raffinement que le cheval de trait, mais aussi une plus grande taille et un tempérament plus calme que les chevaux de sang85. Certains poneys demi-sang ont été développés par croisement des cheptels locaux avec des chevaux  de sang, par exemple le Connemara86. Désormais, les termes « demi-sang » et « warmblood » tendent à désigner un type spécifique de races qui dominent les sports équestres olympiques du dressage et du saut d'obstacles depuis les années 1970. Avant cette date, le terme français demi-sang) désignait tout croisement entre une race dite à sang froid et une race dite à sang chaud. Parfois, ce terme est utilisé pour faire référence à des races de chevaux légers autres que les Pur Sangs87.

Éthologie et comportement du cheval


L'éthologie équine est l'étude du comportement du cheval. Animal grégaire, le cheval vit enhardes d'une petite dizaine d'individus43. Il passe la majeure partie de son temps à se nourrir, le reste à explorer son territoire, jouer et interagir avec les membres de son troupeau44, tout en restant attentif à d'éventuels prédateurs. Il se rassure par des contacts physiques avec ses congénères, incluant des frottements et des grattages réciproques45.
Les conditions de vie imposées aux chevaux par l'homme en écurie ne sont pas toujours en adéquation avec leurs besoins physiques et sociaux, en raison de l'enfermement et de l'isolement. Le cheval étant une proie à l'état sauvage, il stresse s'il est enfermé. De plus, il doit disposer de l'espace permettant d'exprimer certains de ses comportements naturels, comme voir et toucher ses congénères, se rouler sur le sol et se coucher, choses impossibles dans une stalle ou un box trop étroit. Les études ont montré que les chevaux domestiques qui vivent en collectivité sont plus équilibrés que ceux qui vivent isolés. L'enfermement ou tout environnement ne correspondant pas à ces besoins peut conduire à l'apparition de troubles comportementaux, les vices d'écurie46

Marronnage du cheval

Si certaines races de chevaux sont complètement inféodées à l'homme, d'autres demeurent capables de retourner à l'état sauvage et de former des troupeaux. C'est le cas desmustangs aux États-Unis et des brumbies en Australie, qui sont considérés comme invasifset provoquent des dégâts importants sur la flore et les sols37. Seul le cheval de Przewalskiest resté totalement sauvage38.    

poney


Le poney est un cheval de petite taille, souvent avec une conformation et un tempérament particuliers. Par rapport aux chevaux, ils présentent une crinière plus épaisse, une queue et un pelage plus fournis, ainsi que des jambes proportionnellement plus courtes, un corps plus large et une ossature plus lourde35, bien que certains poneys puissent ressembler à des chevaux en modèle réduit. La Fédération équestre internationale (FEI) ne prend en compte que la taille pour définir un poney. Selon ses normes, tout cheval de moins d' 1,48 mau garrot (ou 1,49 m ferré) est classé « poney », afin de faciliter les compétitions officielles36.
Il y a toutefois des exceptions à cette classification, comme le Camargue et l’Islandais, chevaux relativement petits, et le cheval miniature, qui malgré sa taille de 70 cm possède les caractéristiques extérieures d'un cheval. 

type et race du cheval


Les races issues de l'espèce chevaline sont nombreuses et variées. Cette grande diversité a pour origine leur adaptation à l'environnement (aptitude à jeûner, résistance aux hautes températures ou encore sûreté de pied en terrain montagneux), et surtout l'élevage sélectif puis les croisements opérés par l'homme sur le cheval domestique. Certains traits tels la rapidité, la capacité de portage ou encore celle à tracter de lourdes charges, ont été privilégiés29. Les races sont généralement divisées en trois grandes catégories : les chevaux de trait destinés à la traction, les chevaux de selle destinés à être montés, et les poneys. Les cobs, chevaux à deux fins pouvant être montés aussi bien qu'attelés, sont parfois classés à part30. Pour le cheval comme pour bon nombre d'animaux domestiques, des listes d'ancêtres ont été établies et de nombreuses races possèdent unregistre d'élevage qui peut être fermé (seuls les animaux descendants d'animaux déjà enregistrés peuvent faire partie de la race) ou ouvert (le registre accepte des croisements avec d'autres races). L'inscription d'un cheval à un tel registre est soumise à des règles de signalement et de conformité au standard de race29. Ces informations sont reprises par de vastes bases de données spécialiséesNote 4.
Les races les plus connues incluent le Pur Sang31, l'Arabe32, le Frison, le Pure race espagnole et son voisin le Lusitanien, le Quarter Horse, le Percheron, le Fjord33, le Haflinger et le poney Shetland34.  

Types et races de cheval


Le cheval est un animal quadrupède. Une terminologie spécifique s'applique aux différentes parties de son corps, dont des termes habituellement réservés à l'être humain, comme « bouche », « jambe », « nez » et « pied », et contrairement à tout autre animal domestique. Sa hauteur se mesure au garrot, sorte de renflement situé à la jonction de l'encolure et du dos23. Par convention, le cheval a trois parties externes principales : l'avant-main, qui comprend la tête, l'encolure et les membres antérieurs ; l'arrière-main composée de la croupe, des hanches, des membres postérieurs et de la queue ; et le corps, la partie centrale24. Il porte une crinière et une queue dont les poils sont appelés crins25. L'étude de sa morphologie permet de décrire et d'apprécier la beauté, les défectuosités et les tares d'un animal26.
L'anatomie du cheval comprend l'étude du squelette, des muscles, des tendons, du système digestif, respiratoire, reproducteur, cardiaque et nerveux. Il possède 469 muscles qui représentent environ la moitié de son poids25. Toutes ses particularités anatomiques (incapacité à vomir, possibilité de bloquer ses jambes pour dormir debout en phase de sommeil léger, etc.) résultent de sa niche écologique, celle des grandes herbivores dont la fuite rapide est la seule défense27. Le pied du cheval est particulièrement important et doit faire l'objet de soins attentifs, justifiant l'expression populaire « pas de pied, pas de cheval »28.

Anatomie et morphologie


L'unique théorie admise a longtemps voulu que les différentes races de chevaux domestiques soient le résultat de l'élevage sélectif opéré par l'homme à partir d'une souche sauvage unique, probablement le tarpan. Différentes études, notamment celle de l'université d'Uppsala réalisée à partir d'analyses ADN, ont remis cette idée en question, postulant que le cheval domestique descend de plusieurs sous-espèces adaptées à différents biotopesavant la domestication21. La question reste disputée parmi les communautés scientifiques, mais les chevaux domestiques descendent certainement de souches sauvages capturées et domestiquées en différents lieux d'Eurasie22.
La théorie « des quatre lignées fondatrices » postule que toutes les races de chevaux modernes descendent de quatre à sept sous-espèces, dont le cheval des forêts, le cheval« de trait », le cheval oriental et le tarpan20.

Histoire évolutive



Le cheval est un exemple-phare de la théorie de l'évolution puisque les nombreux fossiles retrouvés, dont les plus anciens datent de 60 millions d'années, montrent qu'il descend d'un petit mammifère forestier possédant plusieurs doigts, qui s'est ensuite adapté aux plaines et auxsteppes en devenant plus grand, et en développant son seul doigt médian comme point d'appui sur les sols durs. L' aboutissement est l’Equus dupléistocène, toisant environ 1,40 m et se déplaçant sur quatre sabots19.
L'histoire récente des équidés est mal connue en ce qui concerne laspéciation entre les ânes, les chevaux sauvages (Equus ferus), leszèbres et le cheval domestique (Equus caballus). On ignore si les différents types de chevaux préhistoriques dont les ossements datés d'une même époque sont retrouvés appartenaient à la même espèce, s'ils étaient des sous-espèces ou s'il s'agissait d'espèces différentes20. Ils étaient sans doute interféconds et n'appartenaient pas à des espèces complètement séparées.